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Des chercheurs de l’université de Berkeley ont soumis les systèmes d’intelligence artificielle les plus avancés à 1 500 tâches professionnelles réelles, couvrant 55 métiers. Le meilleur modèle en a réussi un quart. Sur les tâches classées les plus difficiles, aucun n’en a réussi une seule.

Le secteur a dépensé 1 600 milliards de dollars à ce jour.

Cinquante-cinq métiers passés au crible

Le protocole, baptisé « Agents’ Last Exam » par le Center for Responsible, Decentralized Intelligence, s’appuie sur des tâches établies par des professionnels de chaque secteur. Développement logiciel et graphisme, les cibles habituelles. Mais aussi ingénierie maritime, agriculture, production audio, santé publique.

Cinq systèmes commerciaux ont été évalués — GPT-5.5 d’OpenAI, Fable 5 d’Anthropic, Composer 2.5 de Cursor, Gemini 3.1 Pro de Google — auxquels s’ajoutent deux modèles chinois en accès libre.

GPT-5.5 arrive en tête avec 24 % de réussite. Sur le palier le plus exigeant, tous tombent à zéro.

« Les agents actuels résolvent une fraction significative des tâches professionnelles », écrivent les chercheurs. Mais, dès qu’il s’agit de raisonnement soutenu, d’expertise approfondie et d’exécution fiable dans la durée, « ils restent loin du niveau humain ».

Fable 5, douze fois plus cher pour le même résultat

L’étude glisse une comparaison de coûts que les acheteurs apprécieront. Le modèle d’Anthropic, présenté comme la pointe de la technologie, obtient des performances comparables à celles de ses concurrents. Pour un coût par tâche accomplie quatre à douze fois supérieur.

« Ce n’est pas le secteur, c’est la nature du travail »

Les chercheurs préviennent que ces résultats ne protégeront personne.

« Même si les taux de réussite restent bas, les métiers dominés par des procédures routinières et bien définies seront perturbés en premier, tandis que les fonctions à forte intensité décisionnelle résisteront plus longtemps », explique Dawn Song, informaticienne à Berkeley et coauteur de l’étude. « Le facteur déterminant n’est pas le secteur, mais la nature du travail. »

Les auteurs relèvent un point que les salariés connaissent : l’outil n’a pas besoin de fonctionner pour peser sur l’emploi. Un poste se supprime sur une anticipation, pas sur un gain mesuré.

Les 1 600 milliards de dollars engagés dans le secteur ne montrent aucun signe de ralentissement.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien vers la source d’origine.

Tag(s) : #Belgique, #Europe, #France, #Monde, #Social, #humeurs, #Économie
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